CITATION SUR LA VIE

Conquérir sa joie vaut mieux que de s'abandonner à la tristesse.

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Ainsi celui de tous les maux qui nous donne le plus d'horreur, la mort, n'est rien pour nous, puisque, tant que nous existons nous-mêmes, la mort n'est pas, et que, quand la mort existe, nous ne sommes plus. Donc, la mort n'existe ni pour les vivants ni pour les morts, puisqu'elle n'a rien à faire avec les premiers, et que les seconds ne sont plus.

La mort n'est rien pour nous, car ce qui est dissous est privé de sensibilité, et ce qui est privé de sensibilité n'est rien pour nous.

Familiarise-toi avec l'idée que la mort n'est rien pour nous, car tout bien et tout mal résident dans la sensation; or, la mort est la privation complète de cette dernière.

Il n'y a pas de naissance pour aucune des choses mortelles; il n'y a pas de fin par la mort funeste; il y a seulement mélange et dissociation des composants du mélange. Naissance n'est qu'un nom donné à ce fait par les hommes.

Le but de notre carrière, c'est la mort, c'est l'objet nécessaire de notre visée : si elle nous effraie, comme est-il possible d'aller un pas avant, sans fièvre ?

Ce que précisément on nomme mort, c'est une dé liaison et une séparation de l'âme d'avec le corps.

Qu'est-ce, en effet, que craindre la mort, citoyens, sinon se prétendre en possession d'un savoir que l'on n'a point ? En définitive, cela revient à prétendre savoir ce que l'on ne sait point. Car personne ne sait ce qu'est la mort, ni même si elle ne se trouve pas être pour l'homme le plus grand des biens, et pourtant les gens la craignent comme s'ils savaient parfaitement qu'il s'agit du plus grand des malheurs.

Si l'âme n'était pas immortelle, la mort serait un guet-apens.

Comme les matins, les demeures se succèdent. Mais la vraie mort n'advient pas.

La mort et, également, le sommeil, ou petite mort, sont une nécessité mortelle et libèrent temporairement l'homme non éclairé de l'entrave des sens. Comme la nature essentielle de l'homme est Esprit, il reçoit, dans le sommeil et la mort un rappel vivifiant de son caractère impersonnel.

Les oiseaux quittent la terre avec leurs ailes, et nous, les hommes, pouvons également quitter ce monde, non pas avec des ailes mais dans l'esprit.

L'homme qui est resté longtemps absent et qui revient de loin sain et sauf, ses parents, ses amis, ses alliés lui souhaitent la bienvenue quand il arrive.rnIl en est de même de l'être qui a fait le bien; lorsqu'il s'en est allé de ce monde dans l'autre, ses mérites l'accueillent comme des parents un être cher à son retour.

Il n'existe qu'une seule vie réelle, celle qui est consacrée à chercher Dieu, et une seule mort, qui est la mort de la mort. Après cela, il n'y a plus ni naissance ni mort.

Le développement de l'être sur terre doit aussi déterminer la direction qu'il prend après la mort.

Assez de pleurs et de lamentations, Ananda, n'ai-je pas prêché pour prémunir contre la séparation, la privation, l'éloignement de tout ce qui nous est cher et qui nous enchante ? Comment serait-il donc possible que ce qui est né, devenu, composé, qui a pour nature de disparaître, ne se dissolve pas ? Cela ne se peut voir.